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1. Mission sur le financement de la protection sociale 

Lettre de mission - rapport attendu pour décembre 2026

 

2. Conseil d'Analyse Economique

Note sur la productivité de septembre 2026 avec Antonin Bergeaud, Simon Bunel et Xavier Jaravel 

Dans cette Note :

  1.  Nous montrons que le décrochage de productivité de la France par rapport aux Etats-Unis n'est pas seulement lié à l'absence de géants de la Tech. Il est en grande partie lié à une moindre productivité dans les secteurs utilisateurs du numérique (par ex. le commerce, la finance ou l'industrie des équipements électriques): nous avons plus ou moins rattrapé notre retard d'investissement dans le numérique, mais cela ne s'est pas traduit par les mêmes gains de productivité, peut-être faute d'actifs complémentaires (compétences nécessaires, capacité à transformer les organisations etc)
  2. Nous évaluons ensuite les appels à projet compétitifs gérés par Bpifrance dans le cadre des PIA puis de France 2030 et nous trouvons des résultats extrêmement positifs sur la valeur ajoutée, l’innovation, l’emploi etc : le financement public octroyé permet aux entreprises lauréates de décoller, tant et si bien qu’1 euro d’aide génère 2 euros de recettes supplémentaires (TVA, cotisations sociales, etc), le dispositif est donc autofinancé ! C’est pourquoi nous appelons à pérenniser les financements de France 2030, en augmentant la part des appels à projet compétitifs (par opposition aux aides guichets ou de gré à gré). Nous souhaitons également poursuivre ces travaux d’évaluation pour éclairer la façon d’optimiser encore davantage l’allocation de ces moyens (subventions v. avances remboursables, type de secteur, de maturité technologique, profil des bénéficiaires etc).

Note sur l'assurance chômage d'avril 2026, avec François Fontaine et Roland Rathelot

English version

Voici ce que la Note dit et ne dit pas.

  1. Cette Note n’est pas une évaluation des réformes passées de l’assurance chômage (ces évaluations existent par ailleurs, notamment sur le site de la DARES ou de l’IPP). Nous proposons un cadre conceptuel pour d’éventuelles réformes futures.
  2. Toucher aux paramètres de l’assurance chômage a des effets sur les durées de chômage et les entrées au chômage. Ces effets sont amplement documentés dans de très nombreuses études fiables en France comme à l'étranger. A rendement budgétaire donné, il faut privilégier les réformes dont une partie plus importante du rendement provient d’effets emplois.
  3. Mais il ne faut pas perdre de vue que l’assurance chômage est une assurance contre la perte de revenu et qu’il faut mettre en regard la valeur de cette assurance avec les économies que l’on peut espérer obtenir d’un durcissement.
  4. Selon les modalités de réformes envisagées, c’est un public différent qui va être touché. Or la valeur de l’assurance n’est pas la même pour tous (par exemple moins on a d’épargne, plus l’assurance chômage est précieuse). Nous documentons cela en appariant données administratives et données bancaires (anonymisées bien sûr) pour regarder les chutes de consommation de différents publics au chômage.
  5. Ainsi nous hiérarchisons les réformes possibles en fonction d'un indice qui fournit une mesure du coût social par euro économisé.
  6. Notre contribution est avant tout méthodologique pour aller au-delà d'une vision budgétaire trop étroite ou d'une simple comparaison avec nos voisins. Nous mettrons nos modèles sous-jacents et nos codes en libre accès pour que toutes les parties prenantes puissent s’en saisir et faire varier les hypothèses à leur guise.
  7. Notre recommandation à ce stade : il ne faut pas durcir davantage les critères d’éligibilité par rapport à ce qu’ils sont aujourd’hui ; en revanche l’indemnisation plus longue des 55-57 ans pourrait être alignée sur celle des moins de 55 ans, et l’ensemble de la filière seniors pourrait être repensée.

Press: Les Échos, Le Monde, BFM Business, France Culture 

 

2. Comité de Suivi des Retraites

Avis de juillet 2026 

Le rapport du COR de juillet 2026 a été parfois commenté comme étant rassurant car la part des dépenses de retraites dans le PIB à moyen terme y apparait stable (la révision à la baisse des hypothèses de natalité est compensée par une révision à la hausse des hypothèses d'immigration). Or il est indispensable de regarder le solde et pas seulement les dépenses. Ce solde est déficitaire, y compris à court terme, et le déficit du régime général est particulièrement alarmant.

C'est pourquoi dans le dernier rapport du CSR que nous avons remis, nous soutenons i) la reprise de la montée en charge de la réforme de 2023 à partir de 2028; ii) une sous-indexation des pensions dans les prochaines années.

Par ailleurs, nous rappelons que le débat sur l’équilibre du système de retraite ne peut s’abstraire du contexte plus large des finances publiques. Nous avons un taux d'emploi des seniors plus faible que nos voisins. Augmenter l'âge de cessation d'activité aurait un impact positif sur l’économie et donc sur les recettes publiques et notre capacité à financer nos investissements d'avenir. 

Le rapport se penche également sur les questions de pilotage et de gouvernance.

 

Avis de juillet 2025

 

4. Policy writings and talks

CEPR Europe 2050 contribution "Labor Market Policies in the Age of AI"

Richard Goode Lecture @IMF in November 2025 "Making Labor markets work for workers and businesses"

Contact

Alexandra Roulet

Associate Professor of Economics and Political Science

Email: [email protected]
Campus: Fontainebleau