Fontainebleau, France et Singapour, le 21 janvier 2009 – L’INSEAD, l’école de management internationale de grande renommée, a publié les résultats de son Indice d’Innovation Mondial (GII, Global Innovation Index), une étude que l’école a mené conjointement avec la Confédération des Industries Indiennes (CII). Le GII évalue les progrès dans la propension des pays à innover, soulignant les obstacles qui empêchent les gouvernements, les entreprises et les particuliers de saisir pleinement les bénéfices de l’innovation. Pour la deuxième année, le GII classe les pays en fonction de plusieurs paramètres, dont la sophistication technologique, la capacité humaine et l’infrastructure.
Les États-Unis sont arrivés en tête du GII 2008-2009, suivis de l’Allemagne qui conserve sa position pour une deuxième année consécutive. La Suède a fait un grand pas en décrochant la troisième place par rapport à sa 12e position de 2007. Le Royaume-Uni est passé de 3e à 4e et Singapour du 7e au 5e rang. La Corée du Sud est le pays qui a fait la plus belle progression en s’adjugeant le 6e rang contre le 19e l’an dernier.
Les dix premiers pays du classement général sont :
1. États-Unis
2. Allemagne
3. Suède
4. Royaume-Uni
5. Singapour
6. Corée du Sud
7. Suisse
8. Danemark
9. Japon
10. Pays-Bas
Les économies européennes se sont particulièrement bien comportées, y compris les pays nordiques — Danemark, Pays-Bas et Suisse — qui figurent parmi les 10 premiers. En ce qui concerne les pays d’Asie Occidentale et du Moyen-Orient, Israël et le Qatar se sont tous deux classés parmi les 25 premiers. D’autres pays du Moyen-Orient tels que les Émirats Arabes Unis sont arrivés juste sous ce quartile.
Si plusieurs pays ont nettement progressé vers le haut du classement général en matière d’innovation, beaucoup d’autres ont reculé dans le rapport 2008-2009. Ainsi le Japon et la France ont perdu des places en passant respectivement de 4e à 9e et de 5e à 19e. Les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont également baissé, dont l’Inde qui a quitté le 23e rang pour la 41e position cette année. La Chine, cependant, a dépassé l’Inde dans le classement en avançant à la 37e position.
« Aujourd’hui, l’innovation est devenue horizontale. Nous ne pouvons plus nous permettre de la considérer avec un œil aussi étroit en examinant les structures verticales telles que les laboratoires de R&D et les universités. Dans l’Indice d’Innovation Mondial, nous regardons l’innovation dans le monde d’après une perspective bien plus vaste en saisissant des variables micro- et macroéconomiques », a déclaré Soumitra Dutta, professeur à l’INSEAD et principal auteur de l’étude.
« Notre but est de fournir un outil de référence aux chefs d’entreprise et aux décideurs politiques afin qu’ils puissent identifier les obstacles à l'amélioration de l'innovation et de la compétitivité et encourager la discussion sur les stratégies permettant de les surmonter. Dans la crise économique mondiale actuelle, il sera vital que les leaders créent un environnement favorable pour soutenir l’adoption de l’innovation et distribuer les bénéfices dans tous les secteurs de l’industrie », a-t-il ajouté.
Les résultats du GII ont révélé que l’innovation était liée aux niveaux de revenus d’un pays. Par exemple, les niveaux d’innovation des pays de l’OCDE sont bien supérieurs à ceux des pays hors OCDE. Peu de pays d’Afrique sont présents dans le classement, seule l’Afrique du Sud vient en 43e position.
Au fil des ans, par le biais de ses propres recherches, l’INSEAD a étudié les nombreux facteurs qui permettaient aux économies nationales de parvenir à des capacités d’innovation durables et supérieures. La méthodologie du GII est basée sur un cadre perfectionné élaboré par le professeur Dutta et des chargés de recherche de l’INSEAD. Il s’appuie sur les principes suivants :
• On distingue les entrées des sorties pour mesurer l’innovation dans une économie. Les entrées sont les aspects qui permettent à une économie de stimuler l’innovation et les sorties sont les résultats des activités innovantes au sein de l’économie.
• Cinq entrées fondamentales sont inclues dans le GII : Institutions et Politiques, Capacités Humaines, Infrastructure générale et des Technologies de l’Information et de la Communication, Sophistication du marché et Sophistication de l’activité. Ces entrées fondamentales définissent les aspects de l’environnement propice qui sont nécessaires pour stimuler l’innovation dans une économie.
• Trois sorties fondamentales témoignent des résultats de l’innovation dans une économie : Création de savoir, Compétitivité et Création de richesse.
L’Indice d’Innovation Mondial 2007, qui était la première et la plus complète évaluation des capacités d’innovation de son genre, a été publié en janvier 2007.
Les données du GII ont été recueillies auprès d’organisations internationales réputées comme le Forum Économique Mondial, la Banque Mondiale et l’Union Internationale des Télécommunications. Une combinaison de données qualitatives et quantitatives a notamment été utilisée pour le calcul du GII. Les données qualitatives ont été obtenues à partir d’une enquête d’opinion mondiale s’adressant aux PDG et réalisée par le Forum Economique Mondial.
Pour télécharger le rapport intégral ou voir d’autres points, profils de pays et classements, voir : http://www.insead.edu/facultyresearch/centres/elab/documents/GIIFinal0809.pdf.
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